Le bardot, une réputation injustifiée ?

Les Cahiers de l'Âne • 01/10/2015


Le bardot, une réputation injustifiée ?

Depuis quelques temps je suis à la recherche d’un hybride dont on parle peu et qui se fait rare : le bardot. Mes investigations afin de découvrir un véritable bardot se poursuivent quand enfin on m’indique l'existence d'un spécimen en Bretagne...

TEXTE : Virginie CHEYSSER - PHOTOS : Collection Marcel LASSAUCE

Et c'est par une journée pluvieuse de juin que je me rends sur les lieux de l’enquête. Je suis agréablement accueillie par Marcel Lassauce, l’heureux propriétaire du bardot. Je rencontre ce petit homme dynamique, pétillant de malice qui me parle avec passion de ses animaux. Tout a commencé pour lui avec des ânes. Meneur averti, ils ont ensemble participé à de nombreuses manifestations. Marcel a toujours su allier ses deux passions: les ânes et le cirque. D'ailleurs sa passion pour le cirque se traduit ici à travers ses propres peintures hautes en couleurs et très gaies.

Dénominations
Le mâle est appelé bardot ou bardeau, la femelle bardote, ou bardine. En latin, l'animal est appelé « hinnus », probable emprunt au grec qui désigne un cheval défectueux. Il naît de l'accouplement d'un cheval et d'une ânesse. La gestation dure de 11 à 13 mois.
Le nom français « bardot » est attesté en 1367 pour désigner une « bête de somme, petit mulet, produit du cheval et de l'ânesse ». Autrefois, le muletier qui passait en tête était exempté de droit de péage, d'où l'expression du XVIe siècle « passer pour bardot », qui signifie « passer sans payer ».

Mais au fait Marcel, et votre bardot ?

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