Mules et muletiers landais

Les Cahiers de l'Âne • 01/05/2013


Mules et muletiers landais

Dès que la forêt Landaise fut en mesure d’être exploitée, les moyens disponibles, tant pour le débardage des bois que pour leur transport vers les scieries puis vers les gares ferroviaires, étaient quasiment inexistants. Les mules et les muletiers entrent alors dans cette danse landaise...

TEXTE & DOCUMENTS : Jean TABAUD

Les quelques attelages de vaches et de bœufs étaient loin de pouvoir faire face aux besoins énormes que nécessitait l’ampleur d’un tel chantier. Alors, pourquoi ne pas utiliser le cheval ?
Certes un animal puissant et rapide, mais trop exigeant en nourriture, car dans les Landes, les pâturages sont rares et l’herbe peu abondante. Il ne restait plus que le mulet. Animal connu pour son courage, sa robustesse, sa résistance à l’effort et aux fortes chaleurs et surtout beaucoup moins exigeant en nourriture que le cheval. Des mules et des mulets étaient produits dans les Pyrénées et au nord dans le Poitou. Des foires et des marchés virent rapidement le jour avec la foire aux mules de Labouyere comme l’une des plus importantes.

Voitures utilisées autrefois dans les Landes

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Tractée par des vaches ou des bœufs, la plus ancienne est le « kas » avec ses 2 roues avant non directionnelles et qui touchent presque celles de l'arrière. Elle fut progressivement remplacée par le « bros », charrette à un seul essieu avec deux grandes roues en bois larges cerclées de fer, munie d’un timon qui s’attachait au joug des animaux qui la tractait.
Cette charrette était le véhicule idéal pour les transports de billons. Elle pouvait être bâchée en hiver et rappelait un chariot du Far West. Vers 1933, les roues en bois sont remplacées par un essieu de camion Ford équipé de larges roues à pneus Michelin. Cela permet de charger plus.

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