Les cinq sens chez l'âne : l'odorat, le goût et le toucher

Les Cahiers de l'Âne • 01/02/2017


Les cinq sens chez l'âne : l'odorat, le goût et le toucher

Nous nous demandons souvent comment les ânes perçoivent leur environnement. Cette interrogation est utile pour comprendre comment ils fonctionnent et pour s’adapter à eux. Dans cet article nous abordons deux sens très liés : l’odorat et le goût. Puis le toucher et autre somesthésies.

TEXTE : DR VÉTÉRINAIRE JENNY HARY - ILLUSTRATIONS : BRUNO DELAS -
PHOTOS : VALÉRIE THÉVENOT

L'ODORAT

L’âne comme tous les équidés est doté d’un odorat très développé. On considère que l’odorat de l’âne est similaire à celui du cheval. Il lui permet de trouver les points d'eau à une distance de 1,6 km, de découvrir des objets nouveaux, de sélectionner les plantes, d'identifier ses congénères ou de sentir une femelle en chaleur à plus de 600 m de distance.

Mécanisme de l’odorat

Les cellules réceptrices des odeurs tapissent la muqueuse nasale. Elles sont pourvues de cils capteurs et sont recouvertes d’un mucus dans lequel les molécules odorantes volatiles sont solubles. Le nerf olfactif transmet les informations au cortex cérébral via le bulbe olfactif et l’hypothalamus.

Au niveau du cortex les fibres arrivent dans la partie la plus primitive : le rhinencéphale ou hippocampe. Cette région fait partie du système limbique qui est, entre autres, impliqué dans la mémoire, l'apprentissage et les émotions.

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